Non à la gare TGV de Montpellier La Mogère

petitphosenatGabegie financière, absence de concertation, incohérence des projets. Les Régions nous ont habitués à ce type « d’exploits » mais dans le cas bien précis de la gare TGV de Montpellier La Mogère, il est évident que nous sommes en pleine aberration, et il est donc impératif que la grande région Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon, se retire du projet.

En effet, si l’on regarde tout d’abord, l’intérêt de l’usager, où est il ?

Alors que la gare Saint Roch est loin d’être saturée, cette fameuse nouvelle gare n’offrira aucune correspondance avec les trains qui passeront en gare Saint-Roch, et en particulier tout le trafic TER.,

Financièrement

Cette réalisation ne pourrait avoir un quelconque intérêt que dans le cas de la mise en service de la ligne Nouvelle Montpellier Perpignan (LNMP). Hors, celle-ci a besoin que la SNCF Réseau et l’état trouvent les 5 milliards d’euros pour la construire, ce qui n’est pas, apparemment, leur priorité. De plus, le coût très important de la prolongation de la ligne 1 du tramway, nécessaire à l’interconnexion risque de remettre aux calendes grecques » sa réalisation

Protection de l’environnement et risque

L’emplacement de la gare comporte un risque sérieux d’inondation des voies en cas de crue du Nègue-Cats. Et l’artificialisation des sols sur les 350 hectares de la ZAC Oz dans les prochaines années ne peut qu’aggraver les risques.

La solution :

Comme il est prévu sur le CNM, la solution passerait par un embranchement ferroviaire au niveau de Saint-Brès, qui le relierait à la gare de centre ville (beaucoup moins couteux)

Tout en se laissant une option en cas de « surcharge » dans les années à venir, en gelant l’emplacement nécessaire à une éventuelle future gare près de Saint-Jean-de-Védas.

La priorité pour Debout la France, passe par l’utilisation à bon escient de l’argent public au service de la population. Avant de commencer à se lancer dans des projets pharaoniques loin de l’intérêt des usagers, commençons d’abord à rechercher les solutions les plus adaptées, à bien entretenir le matériel roulant, et à maintenir les arrêts existants dans les toutes les gares (même si elles sont un peu moins rentables).

Michel Colas

Tête de liste départementale pour Debout la France

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